Le Haut-Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Navi Pillay, a rappelé jeudi 30 juin "le niveau élevé d’attente des Etats membres pour que le Sri Lanka enquête sérieusement" sur les allégations persistantes d’exécutions extrajudiciaires des deux parties lors de la phase finale de la guerre contre le LTTE. Elle a souligné que, si cela n’était pas le cas, la communauté internationale pourrait prendre des mesures.
La France soutient pleinement les propos du Haut-Commissaire aux droits de l’Homme.
La France a appelé à plusieurs reprises à des investigations crédibles et impartiales sur les allégations de violations des droits de l’Homme et du droit international humanitaire, susceptibles d’avoir été commises par toutes les parties au conflit.
Le rapport du panel d’experts des Nations unies, publié en avril dernier, conclut au caractère plausible de ces violations.
Un processus national d’enquête est en cours à Sri Lanka, mais n’a pas donné à ce jour pleinement satisfaction. Nous attendons des autorités sri lankaises qu’elles prennent en compte les conclusions du rapport du panel et qu’elles coopèrent pleinement avec les Nations unies dans leur lutte contre l’impunité.
En l’absence d’avancées tangibles sur ces points, et compte tenu de la gravité des faits rapportés, la mise en place d’un mécanisme international d’enquête, que recommande le rapport, devra alors être examinée.
